Théatre QUARTO (UNIEUX (42))
Chorégraphie et mise en scène : Mathieu Heyraud
Avec Anita Mauro
Marie Serhochian
Mathieu Heyraud
Durée : 1 heure
Création en résidence à FRAISSES et ACCUEIL STUDIO à L’esplanade de St Etienne/ Coproduction Ville de FRAISSES et Ville d'UNIEUX
Une création en plusieurs étapes….
Chroniques d’une pièce
De mars 2006 à avril 2007,
la création « les papillons sont
éphémères » s’est nourrie de rencontres. En effet, il était important
pour cette première création de prendre le temps de chercher, se tromper,
recommencer et surtout confronter.
Le tournage, avec Rindra
Rasoaveloson , du court-métrage « Les papillons sont éphémères
(Chapitre 1) »en mai 2006 conclut le premier temps des
recherches. Les fantômes de cette
collaboration planent encore certainement très fort sur le résultat final.
En aôut et septembre 2006,
Mathieu Heyraud travaille avec Anita Mauro ; cette période aboutit à la
création d’un premier duo « Les papillons sont éphémères
(Chapitre 2) » qui sera présenté lors de la biennale de Lyon au
TDMI. Cette première rencontre avec le public est un instant clé du processus,
car c’est le temps des erreurs, des choix et des interrogations.
Septembre 2006, c’est aussi la rencontre avec Marie
Serhochian, qui vient compléter l’équipe. Le travail autour du trio peut alors
commencer véritablement.
Enfin en mars 2007, l’université Lyon II nous
propose de présenter nos travaux en cours. Mathieu Heyraud décide que c’est le
bon moment avant la finalisation du projet pour un premier bilan … La soirée
réunira « Les papillons sont
éphémères (Chapitre 1) » et « Les papillons sont éphémères
(Chapitre 3) » (Duo inédit). Alors que les recherches autour de la
future création se poursuivent, il propose pour un temps de revenir au
commencement, à la génèse du projet, à l’heure même où prenait corps des
désirs, et que tout restait à faire. Le moment était peut-être venu, où l’on se
retourne en arrière, constate ce que
l’on a perdu et surtout gagné durant le voyage. Peut-être est-ce trop tôt, peut être trop tard, mais les fantômes du
passés flottent certainement encore sur ses décisions. Avec la
présentation des« papillons sont éphémères (chapitre 1) », c’est le
travail du temps qui est mis en perspective, ce temps qui éclaircit les idées
et affine les choix. Ce court-métrage d’une dizaine de minutes, a toutes les
caractéristiques de la jeunesse, ses imperfections bien sûr, mais il l’espère
aussi la force du premier coup de crayon sur un papier encore vierge et marque
de façon concrète le départ du projet.
Dans un second temps et pour l’occasion, il a
décidé de prendre le risque de présenter et d’assembler un duo inédit et éphémère (« Les papillons sont éphémères (phase 3) »). Comme une petite
fenêtre sur le travail en cours, il n’a pas d’autres prétentions que de se
faire le témoin de pérégrinations chorégraphiques encore incertaines. Mais il
est aussi la réponse, le frère certainement jumeaux de l’autre duo créer en septembre
2006 (« Les papillons sont éphémères
(phase 2) »). Alors que le grand frère était un essai plutôt narratif
par certains côtés, un passage très explicatif dans le processus de travail
illustrant fortement la trame qui le soutenait, le duo présenté prend ses
distances et joue avec celle-ci sans la renier entièrement : «
Un homme, une femme, deux corps qui nous parlent du désir, de l’exil, du soi et
de l’autre. Une ampoule éclaire cet instant d’incertitude, d’appartenance et de
son sentiment inverse. Histoire de, ou plutôt avec sincérité dans un instant de
spirale, tornade du voyage, de « l’ailleurs convoité » mais si rarement
atteint. De corps, de matières, il est question. Du soi, de l’autre, ce veut
l’interrogation de l’universalité et de l’unicité. Ligne de temps, passage au
stade suivant ou précédent ; la question de la temporalité, du début et de la
fin, de l’ici et du là-bas, du présent et du passé, de l’avenir et de
l’instant…
Deux chaises, face à face, deux mondes et un reflet. L’un se
croit l’autre, l’autre se prend à rêver d’un autre. »
Parce que le contrepoint
semblait intéressant, que la proposition faisait sens, c’était le moyen
d’inclure le public une nouvelle fois dans ce voyage parsemé d’escales…
Enfin le 28 avril 2007, la
première de la création « Les papillons sont
éphémères »
marque la naissance
d’une pièce qui nous l’espérons, aura
l’occasion de grandir, de mûrir et d’être
vue…
« Un
homme, une femme, deux corps qui nous parlent du désir, de
l’exil, du soi et de l’autre. Une ampoule éclaire
cet instant d’incertitude, d’appartenance et de son
sentiment inverse. Histoire de, ou plutôt avec
sincérité dans un instant de spirale, tornade du voyage,
de « l’ailleurs convoité » mais si
rarement atteint. De corps, de matières, il est question. Du
soi, du l’autre, se veut l’interrogation de
l’universalité et de l’unicité. Ligne de
temps, passage au stade suivant ou précédent ; la
question de la temporalité, du début et de la fin, de
l’ici et du là-bas, du présent et du passé, de l’avenir et de l’instant…
Deux chaises, face à face, deux mondes et un reflet. L’un se croit l’autre, l’autre se prend à rêver d’un autre. »
